• Il y a quelques ans, à Stockholm, en Suède, j´ai vu une main dont l´index pointait vers le ciel. Il s´agissait d´une sculpture de Lotta Hannerz.

     

    Regardez !

     Quel est le but visé ?  

     

    God only knows... Regardez !

     


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  • Elles sont venues...

     

    Aujourd' hui ma mère et mes soeurs
    Sont venues me voir.

    Cela fait un moment que j´étais seule
    Avec ma poésie, ma fierté... presque rien.

    Ma soeur, la plus grande, est adulte,
    C´est une petite blonde ; dans son regard passe
    Le premier rêve. J´ai dit à la petite :
    - La vie est belle. Tout finit mal...

    Ma mère a souri comme le font
    Ceux qui connaissent bien les âmes ;
    Elle a mis ses deux mains sur mes épaules,
    M´a regardé très fixement...
    Et mes larmes ont surgi.

    Nous avons mangé ensemble dans la pièce
    La plus chaude de la maison.
    Le ciel était printanier... pour le regarder
    Toutes les fenêtres furent ouvertes.

    Et pendant que nous discutions tranquillement
    De tant de choses anciennes et oubliées,
    Ma soeur, la plus petite, nous a interrompues :
    - Les hirondelles passent...

     

     Alfonsina Storni 

    Avec l´aimable autorisation de Cap de L´Étang Éditions
    https://capdeletang.com

     

    Le poème est extrait de Langueur , un recueil de poésie d’Alfonsina Storni ( 1882-1938 ) traduit de l´espagnol par Monique-Marie IHRY, paru au mois d´août dernier aux Éditions Cap de L´Étang. Ce recueil est un must pour les ami(e)s de cette poétesse argentine sensible et attachante.

    "Elles sont venues..."

    Lire aussi mon article publié le 2 Juillet 2013.

     


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  • Pour une Petite-Fille Préférée

    ..d’avoir la tête dans les nuages !

     

     Joey Ramone - What a Wonderful World

     


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  • L´Art

     

    Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître ;
    tant de choses semblent si pleines d’envie
    d’être perdues que leur perte n’est pas un désastre.

    Perds chaque jour quelque chose. L’affolement de perdre
    tes clés, accepte-le, et l’heure gâchée qui suit.
    Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître.

    Puis entraîne toi, va plus vite, il faut étendre
    tes pertes : aux endroits, aux noms, au lieu où tu fis
    le projet d’aller. Rien là qui soit un désastre.

    J’ai perdu la montre de ma mère. La dernière
    ou l’avant-dernière de trois maisons aimées : partie !
    Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître.

    J’ai perdu deux villes, de jolies villes. Et, plus vastes,
    des royaumes que j’avais, deux rivières, tout un pays.
    Ils me manquent, mais il n’y eut pas là de désastre.

    Même en te perdant (la voix qui plaisante, un geste
    que j’aime) je n’aurai pas menti. A l’évidence, oui,
    dans l’art de perdre il n’est pas trop dur d’être maître
    même si il y a là comme (écris-le !) comme un désastre.

    Elizabeth Bishop

     

     


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  •  
    "Laisse-moi me réveiller au matin
    À l'odeur du nouveau foin fauché
    Pour rire et pleurer, pour vivre et mourir
    Dans la luminosité de ma journée..."

     

     

     

    Comme une prière

     Mark Hultgren/Pixabay

     

     


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