• G comme Gérard de Nerval

     

    G comme Gérard de Nerval

     

    La cousine

     

    L’hiver a ses plaisirs ; et souvent, le dimanche,
    Quand un peu de soleil jaunit la terre blanche,
    Avec une cousine on sort se promener…
    – Et ne vous faites pas attendre pour dîner,

    Dit la mère. Et quand on a bien, aux Tuileries,
    Vu sous les arbres noirs les toilettes fleuries,
    La jeune fille a froid… et vous fait observer
    Que le brouillard du soir commence à se lever.

    Et l’on revient, parlant du beau jour qu’on regrette,
    Qui s’est passé si vite… et de flamme discrète :
    Et l’on sent en rentrant, avec grand appétit,
    Du bas de l’escalier, – le dindon qui rôtit.

    Gérard de Nerval, Odelettes

     

     

    G comme Gérard de Nerval

     

     

    « Ca sent Noël !H comme Harper Lee »

  • Commentaires

    1
    Samedi 12 Décembre 2020 à 15:03

    J'aime beaucoup Gérard de Nerval et ce poème, que je découvre, est délicieux.

    Bon week-end Elfine !

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    2
    Dimanche 13 Décembre 2020 à 15:13

    Bonjour Elfine

    Le dimanche j'attendais mon père qui monterait la rue Muret à Chartres avec un rôti, ou un poulet. Ma mère posait sur la fenêtre les petits pots de chocolat qu'elle venait de faire.       S'il restait encore des pièces de 1 franc nous demandions mon frère et moi si on pouvait les mettre dans le monnayeur de la télévision (qui servait à le payer à crédit). Elle répondait souvent qu'il fallait attendre "papa"...  Alors il arrivait avec son journal plié à la page du tiercé qu'il venait de jouer... 1   4   10   Il l'a gagné une fois...!

    Amicalement

    Pierre

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