• Fourrure de couleur cuivre,  bruni par le soleil...
    Les chevaux, les hommes
    et la meute de chiens
    se fondent en un seul
    quand le renard
    court jusqu´à la rivière,
    inaperçu, et se cache
    pour les laisser passer.

    Bach - Prelude in C minor

     


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    Levons les voiles
    Et naviguons en haute mer
    À travers les plus belles îles
    Ou sur des ruisseaux protégés.

    Naviguons dans les rayons de soleil
    Ou vers une tempête, en plein ciel
    Au dessus des étoiles, naviguons
    Le long du Canal de Caen à Ouistreham.

    Naviguons dans la mer des mots,
    Dans l´éphémère et ce qui demeure,
    Le fugace et le permanent,
    Naviguons dans le temps.

    Qu'importe la destination
    Limportant c'est le voyage !

     

     

    Michael Schulte - Sailing

     

     


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  • Presbytère-Pacha et autres chats

    Vendredi soir, j´ai regardé sur YouTube la retransmission du concert en hommage au compositeur britannique Andrew Lloyd Webber enregistré en 1998 à Royal Albert Hall à Londres.

    J´ai eu la chance de voir en live, à Londres et ailleurs, quelques-unes de ces comédies musicales dont on entendait des extraits lors du concert. "Cats" est sans doute ma préférée. Peut-être parce que j´adore les chats ? Oui, ça c´est certain, quoqui´il n´y en ait pas un seul pour l´instant chez moi pour me tenir compagnie. Mais peu importe ! Je peux toujours me plonger dans l´univers magique de "Old Possum's Book of Practical Cats" de T. S. Eliot sur lequel la comédie musicale "Cats" est basée. Tiens, en voici un extrait, le poème que je préfère, adapté de l'anglais par Jacques Charpentreau :


    C'est un art délicat que d'appeler son Chat :
    Le baptiser n'est pas un simple passe-temps
    Je ne travaille pas du chapeau, croyez moi,
    Si je vous dis qu'un chat a TROIS NOMS DIFFERENTS.
    Un chat a, tout d'abord, son nom de tous les jours,
    Comme Pierre ou Jean Paul, Aglaë, Pompadour
    Comme Sylvain ou Luc, Chat-Fourré, Cyprien,
    Noms raisonnables pour le train-train quotidien.
    Fantaisistes, charmants, d'autres noms sont plus doux,
    Les uns sont pour les chats, les autres pour les chattes
    Comme Platon, Electre, Andromaque ou Carpates,
    Tous sont des noms sérieux pour chats bien de chez nous.
    Mais un chat a besoin, il faut que ça se sache,
    D'un vrai nom personnel, plus majestueux.
    Sans ce nom, il ne peut pas redresser sa queue,
    Affirmer sa fierté, hérisser ses moustaches.
    Des noms de cette sorte, en veux-tu, en voilà
    Comme Méta-Méthyl, Ouitchi, Kalikola,
    Comme Psychologie, Presbytère-Pacha...
    Si propres sont ces noms qu'ils sont à un seul chat.
    Mais par-dessus tout ça, il reste encore un nom.
    C'est le nom que jamais nul ne peut deviner.
    C'est le nom dont jamais nul ne saura le nom.
    LE CHAT, QUI LE CONNAÎT, ne veut le révéler.
    Quand vous voyez un chat, silencieux, méditer,
    La cause, sachez-le, est sa quête insondable :
    Il a l'esprit perdu dans la contemplation
    De la pensée de la pensée de la pensée de son nom,
    Son nom ineffable, affablement ineffable,
    Indicible, profond - et singulier - , à son Nom.

    Presbytère-Pacha et autres chats



    Mais revenons au concert ! Au beau milieu de la soirée, le groupe "Boyzone" est entré en scène pour chanter "No Matter What", un morceau que je n'avais pas entendu depuis des années. J ’ignorais d´ailleurs que Andrew Lloyd Webber l´avait composé. Mais peu importe !  Redécouvrir ce morceau que j´avais autrefois trouvé un brin trop sucré, fut pour moi ce vendredi soir un pure moment de bonheur...

     

     

     

    Vive la musique ! Et longue vie à tous les chats ! Meow !

     

     

     


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  • La nuit, la rue, le réverbère
    La pharmacie et la lumière
    Absurde et glauque... Non, ici
    Tout est pareil et sans issue.

    Et longuement après ta mort,
    La nuit, la rouille du canal
    Gelé, reflétera encor
    La pharmacie et le fanal.


    Alexandre Blok 1912
    traduit par Gabriel Arout, 1967
     
     

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  •  Appelant la Violette 
     
    Appelant la Violette  

    Chère petite Violette
    N´aie pas peur !
    À l´ombre du rocher moussu
    Lève tes yeux bleus !
    Tous les oiseaux du ciel t´appellent ;
    Le joli mois de mai t´attend,
    Et moi aussi, je suis là.

     

    Lucy Larcom (1824-1893)
     traduction ©Elfine-2020

     

     

     


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