• Un moment de mélacolie

                                  image : Daniel Ridgway Knight



    Je n´avais que 17 ans,
    Mais  j´ai cru que mon coeur
    Allait se briser.
    Mon ami devait partir
    A l´armée !
    Un mois entier à patienter
    Avant le premier congé...
     
    Alex était grave et silencieux
    Lorsque nous marchions
    Main dans la main
    Vers la gare.
    Le soir,
    En me déshabillant,
    J´ai trouvé
    Un petit bout de papier plié
    Dans la poche
    De ma plus jolie robe d´été
    Que j´avais choisie
    Pour aller accompagner mon ami.
    Il y était écrit:
    "Je t´aime, ne m´oublie pas."

    Les nuit d´été sont blanches
    À Saint-Pétersbourg.
    Mais de toute  façon,
    On dort peu quand on est
    Très amoureux...

     

     

     


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  • Alfonsina Storni

     
     

    Carrés et Angles


    Maisons alignées, maisons alignées
    maisons alignées.
    Carrées, carrées, carrées.
    Les gens ont maintenant l'âme carrée,
    les idées en rang,
    et un angle sur le dos.
    Moi-même j'ai versé hier une larme,
    mon Dieu, carrée.

    Alfonsina Storni 1892-1938

     

     

    Alfonsina Storni

     
    "J´ai écrit pour ne pas mourir..."

     

    Ane Brun - Alfonsina y el Mar
     


    "Sur la sable fin léché par la mer
    Cette petite empreinte qui n’apparaît plus,
    Il ne reste qu’un sillage de silence et de peine
    Jusque dans l´eau profonde.
    Un sentier de peines muettes
    Qui avance dans l’écume.

    Dieu sait quelle angoisse t´accompagne,
    Et quelles douleurs anciennes ont appelé ta voix,
    Pour que, bercée, elle se réfugie
    Dans le chant des conques marines,
    La chanson que chantent au fond de la mer
    Les coquillages.

    Tu t´en vas, Alfonsina, avec ta solitude,
    Quels nouveaux poèmes es-tu allée chercher,
    Une voix lointaine de vent et de sel
    A charmé ton âme et l´emporte,
    Et tu t´en vas là-bas, comme dans un rêve,
    Endormie, Alfonsina, et toute vêtue de mer.

    Cinq petites sirènes t´emmèneront
    Par des chemins d´algues et de corail,
    Et des hippocampes phosphorescents
    Feront une ronde à tes côtés,
    Et tous les habitants de l´eau
    Joueront bientôt près de toi.

    Baisse donc la lampe encore un peu,
    Laisse-moi, nourrice, dormir en paix;
    Et s´il me demande, ne dis pas que je suis là,
    Dis-lui qu´Alfonsina ne reviendra pas.
    Si c’est lui, ne lui dis jamais que je suis là,
    Dis-lui que je suis partie."

     

    Chanson écrite par Ariel Ramírez et Félix Luna
    En hommage à Alfonsina Storni

     

     


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  •  

    Marie, Mère du Christ

                    William Trego : Marie, Mère du Christ, après la Crucifixion

     

    Ma douleur est immense,
    Mais je comprends que sans moi,
    Il n’aurait pas pu aller
    Jusqu’au bout.

     

     

     

     

     


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  •  

    Varvara Nikolaevna Golovina

    par Louise Elisabeth Vigee Le Brun

     

    Le vent de l´hiver soufflait très fort
    Mais avec l´aide de mon équipage,
    Ma petite barque est arrivée à bon port.
    Le vent de ce début du printemps
    Est beaucoup plus doux.
    Alors maintenant, c´est à moi
    De souffler un peu...

     

     

     Musique: Katia Cardenal : Barquito De Papel

     

     


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  •  

    Aline Masson

       

    J´aime le silence de la mer,
    J´adore les oiseaux des bois.
    Un soir de la pleine nuit,
    Une étoile filante est tombée
    Sur la plage à côté de chez moi.
    Aujourd´hui dans mon jardin,
    J´ai vu un un arc-en ciel,
    En plein hiver...
     
     
     
     

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