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    J'aime la neige éblouissante
    Qui couronne les vieilles tours,
    Et sur les arbres qu'elle argente :
    Courbe la feuille jaunissante,
    Dernier souvenir des beaux jours.

    Ses blancs flocons avec mystère
    Reposent au toit des maisons,
    Et d'une tunique légère
    Voilent la face de la terre,
    Ainsi que de molles toisons.

    Écoutez ! tout semble immobile,
    La neige endort tous les échos ;
    Sans bruit passe la foule agile,
    Et sur l'enceinte de la ville
    Pèse un mystérieux repos.

    La ville est un camp qui sommeille
    Avec ses muets pavillons,
    Quand le vent n'apporte à l'oreille
    Que la voix du soldat qui veille,
    Dans l'absence des bataillons.

    C'est une flotte dont la grâce
    Fait rêver aux golfes des cieux,
    Une blanche flotte qui passe,
    Et qui semble au loin dans l'espace
    Suivre un astre silencieux.

    L'arbre balancé par l'orage
    Est un mât penché sur les mers,
    Chaque brise un chant de la plage,
    Chaque voix un cri du rivage
    Prolongé sur les flots amers.

    Et le soir quand la ville étale
    L'éclat de ses mille flambeaux,
    C'est une tente triomphale
    Qui, dans sa grâce orientale,
    Garde la couche d'un héros.

    Antoine de Latour
    Recueil : La vie intime (1833)

     

     Let it snow!

     


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    On adore cette pub de Noël Cinq nuits avant L´Avent

      

     


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  • Huit jours avant L´Avent

     

    On est d´accord avec Stendahl :

    "Les discours des hommes ne sont que des masques qu´ils appliquent sur leurs actions."

     

    Aram Khatchatourian - Valse de Mascarade 
     

    Huit jours avant L´Avent

     
     

     


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  • Il y a quelques ans, à Stockholm, en Suède, j´ai vu une main dont l´index pointait vers le ciel. Il s´agissait d´une sculpture de Lotta Hannerz.

     

    Regardez !

     Quel est le but visé ?  

     

    God only knows... Regardez !

     


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  • Elles sont venues...

     

    Aujourd' hui ma mère et mes soeurs
    Sont venues me voir.

    Cela fait un moment que j´étais seule
    Avec ma poésie, ma fierté... presque rien.

    Ma soeur, la plus grande, est adulte,
    C´est une petite blonde ; dans son regard passe
    Le premier rêve. J´ai dit à la petite :
    - La vie est belle. Tout finit mal...

    Ma mère a souri comme le font
    Ceux qui connaissent bien les âmes ;
    Elle a mis ses deux mains sur mes épaules,
    M´a regardé très fixement...
    Et mes larmes ont surgi.

    Nous avons mangé ensemble dans la pièce
    La plus chaude de la maison.
    Le ciel était printanier... pour le regarder
    Toutes les fenêtres furent ouvertes.

    Et pendant que nous discutions tranquillement
    De tant de choses anciennes et oubliées,
    Ma soeur, la plus petite, nous a interrompues :
    - Les hirondelles passent...

     

     Alfonsina Storni 

    Avec l´aimable autorisation de Cap de L´Étang Éditions
    https://capdeletang.com

     

    Le poème est extrait de Langueur , un recueil de poésie d’Alfonsina Storni ( 1882-1938 ) traduit de l´espagnol par Monique-Marie IHRY, paru au mois d´août dernier aux Éditions Cap de L´Étang. Ce recueil est un must pour les ami(e)s de cette poétesse argentine sensible et attachante.

    "Elles sont venues..."

    Lire aussi mon article publié le 2 Juillet 2013.

     


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