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    La vie est rythmée par
    le cycle des saisons et
    la force des éléments...




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  • À Paris

     


    À Paris, les portes
    du Jardin du Luxembourg 
    vont se fermer pour la nuit.
    À Casablanca, un homme
    va s´agenouiller pour prier. 
    Un bébé dort paisiblement 
    dans le ventre de sa mère.    
    Il faut que je sois...
    celle que je suis.


     

     


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  • Sofia Feodorovna

     


    Étudiante en chant classique à Paris,
    j´occupais une petite chambre au 7ème étage à Neuilly. J´étais amoureuse d´un charcutier normand aux beaux yeux bleus qui habitait près de la Place Clichy. Tous les samedis après-midi, il montait chez moi et après nos ébats passionnés, je lui servais une bonne tasse de thé bien chaud de mon samovar. Il adorait ça.

    Un samedi, après qu'il eut bu sa dernière gorgée de thé, je lui dis :
    - Maintenant que j´ai eu mon diplôme, je vais retourner en Russie. En me regardant d´un air très perplexe, mon normand me dit en soupirant :
    - Étant pauvre, je n´ai pas les moyens de vous épouser, vous le savez. Mais croyez-moi, ces doux moments passés en votre chère compagnie vont beaucoup me manquer !
    En prenant ses deux mains dans les miennes, je lui dis très tendrement :
    - Je sais. Sachez que vous resterez à jamais gravé dans mon coeur ! Prenez-vous encore une tasse de thé ?
    - Volontiers ! me répondit mon beau normand. Et ses yeux bleus scintillaient comme les étoiles.

     


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    Les nuits sont déjà très blanches en Islande...

     


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  •  Des brins de vie : Edith

     

    Dans ma jeunesse, je travaillais comme gabier sur le voilier américain "Flying Cloud".
    Le 4 juin 1870, lorsque nous nous préparions à quitter Londres pour Hervey´s Bay, Australie, un homme à jambe de bois est monté à bord...

     
    "Quand nous levâmes les voiles,
    le vent était bon et les matelots
    chantaient des couplets en breton !"


    Tous les soirs après le repas, le passager s´asseyait sur le deck pour nous jouer un air ou deux de sa flûte irlandaise. J´ai toujours aimé la mer !

    Près du Cap de Bonne-Espérance, dans la nuit, l´orage éclata. "Veux-tu véiller avec moi ?" me dit l´homme à la jambe de bois. J´ai acquiescé à sa demande et il s´est endormi à l´aube. Cependant, il ne s´est plus jamais réveillé.

    Dans la poche de sa veste, j´ai trouvé une lettre qui m´était adressée. Je n´oublierai jamais la toute dernière phrase: "Que Dieu te bénisse, ton père, c´est moi."
     
     

    Des brins de vie : Henry

     

     


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