• Parfums d´enfance

     

    Dans le jardin de ma grand-mère,
    Il y avait un beau citronnier.
    Quand il a fallu qu´elle déménage,
    Elle a eu beaucoup de peine à le quitter :
    "Le parfum des fleurs de citronnier
    Me rappelle mon enfance en Salerne...
    Mais je sais bien qu´un citronnier ne pourrait pas
    Vivre dans un petit appartement.
    Je garderai toujours le parfum des souvenirs..."

     

    Dave Brubeck - My favorite Things

     


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  • Presbytère-Pacha et autres chats

    Vendredi soir, j´ai regardé sur YouTube la retransmission du concert en hommage au compositeur britannique Andrew Lloyd Webber enregistré en 1998 à Royal Albert Hall à Londres.

    J´ai eu la chance de voir en live, à Londres et ailleurs, quelques-unes de ces comédies musicales dont on entendait des extraits lors du concert. "Cats" est sans doute ma préférée. Peut-être parce que j´adore les chats ? Oui, ça c´est certain, quoqui´il n´y en ait pas un seul pour l´instant chez moi pour me tenir compagnie. Mais peu importe ! Je peux toujours me plonger dans l´univers magique de "Old Possum's Book of Practical Cats" de T. S. Eliot sur lequel la comédie musicale "Cats" est basée. Tiens, en voici un extrait, le poème que je préfère, adapté de l'anglais par Jacques Charpentreau :


    C'est un art délicat que d'appeler son Chat :
    Le baptiser n'est pas un simple passe-temps
    Je ne travaille pas du chapeau, croyez moi,
    Si je vous dis qu'un chat a TROIS NOMS DIFFERENTS.
    Un chat a, tout d'abord, son nom de tous les jours,
    Comme Pierre ou Jean Paul, Aglaë, Pompadour
    Comme Sylvain ou Luc, Chat-Fourré, Cyprien,
    Noms raisonnables pour le train-train quotidien.
    Fantaisistes, charmants, d'autres noms sont plus doux,
    Les uns sont pour les chats, les autres pour les chattes
    Comme Platon, Electre, Andromaque ou Carpates,
    Tous sont des noms sérieux pour chats bien de chez nous.
    Mais un chat a besoin, il faut que ça se sache,
    D'un vrai nom personnel, plus majestueux.
    Sans ce nom, il ne peut pas redresser sa queue,
    Affirmer sa fierté, hérisser ses moustaches.
    Des noms de cette sorte, en veux-tu, en voilà
    Comme Méta-Méthyl, Ouitchi, Kalikola,
    Comme Psychologie, Presbytère-Pacha...
    Si propres sont ces noms qu'ils sont à un seul chat.
    Mais par-dessus tout ça, il reste encore un nom.
    C'est le nom que jamais nul ne peut deviner.
    C'est le nom dont jamais nul ne saura le nom.
    LE CHAT, QUI LE CONNAÎT, ne veut le révéler.
    Quand vous voyez un chat, silencieux, méditer,
    La cause, sachez-le, est sa quête insondable :
    Il a l'esprit perdu dans la contemplation
    De la pensée de la pensée de la pensée de son nom,
    Son nom ineffable, affablement ineffable,
    Indicible, profond - et singulier - , à son Nom.

    Presbytère-Pacha et autres chats



    Mais revenons au concert ! Au beau milieu de la soirée, le groupe "Boyzone" est entré en scène pour chanter "No Matter What", un morceau que je n'avais pas entendu depuis des années. J ’ignorais d´ailleurs que Andrew Lloyd Webber l´avait composé. Mais peu importe !  Redécouvrir ce morceau que j´avais autrefois trouvé un brin trop sucré, fut pour moi ce vendredi soir un pure moment de bonheur...

     

     

    Vive la musique ! Et longue vie à tous les chats ! Meow !

     

     

     


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  • La nuit, la rue, le réverbère
    La pharmacie et la lumière
    Absurde et glauque... Non, ici
    Tout est pareil et sans issue.

    Et longuement après ta mort,
    La nuit, la rouille du canal
    Gelé, reflétera encor
    La pharmacie et le fanal.


    Alexandre Blok 1912
    traduit par Gabriel Arout, 1967
     
     

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  •  Appelant la Violette 
     
    Appelant la Violette  

    Chère petite Violette
    N´aie pas peur !
    À l´ombre du rocher moussu
    Lève tes yeux bleus !
    Tous les oiseaux du ciel t´appellent ;
    Le joli mois de mai t´attend,
    Et moi aussi, je suis là.

     

    Lucy Larcom (1824-1893)
     traduction ©Elfine-2020

     

     

     


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  • Sara Tiesdale

    Sara Teasdale, photo : Gerhard Sisters 1910

     

    Mon coeur est lourd

     

    Mon coeur est lourd de chansons

    Comme une branche de fruits mûrs,

    Mais jamais je ne peux t´en donner -

    Car mes chants, jamais, ne m´appartiennent.

     

    Pourtant, le soir, au crépuscule,

    Quand les phalènes vont et viennent,

    À l´heure grise, si le fruit est tombé,

    Prends-le, personne ne saura.

     

    Sara Tiesdale

    La Flamme et L´Ombre, poèmes de Sara Teasdale

    chez Éditions l'Escalier, paru le 25 février 2019, traduction Lucien Morel

     

    Sara Tiesdale

     


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