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    Nicolaes van Verendael

     

    Je pouvais toujours compter sur toi pour me donner
    un coup de main ; qu´il s´agisse de mes clés
    oubliées à la maison ou d´un pneu crevé
    de ma voiture ( que tu t´es précipité à changer
    au plein milieu d´une match de foot à la télé ).

    Je t´écoutais quand ça n´allait pas pour toi.
    En se souriant on se souhaitait bon week-end.
    Nous étions voisins depuis 10 ans ;
    le printemps dernier, tu as déménagé.

    J´aurais pu me passer de ce coup de fil
    m´annonçant que tu n´es plus de ce monde.
    Perdre un ami, c'est perdre une partie de soi.

     

    ©Elfine2020

     

     

     


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    L´Automne

     Jan van Huysum

     

    Voici venu le froid radieux de septembre :
    Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
    Mais la maison a l’air sévère, ce matin,
    Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.

    Comme toutes les voix de l’été se sont tues !
    Pourquoi ne met-on pas de mantes aux statues ?
    Tout est transi, tout tremble et tout a peur ; je crois
    Que la bise grelotte et que l’eau même a froid.

    Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
    Elles voudraient aller où les oiseaux s’envolent,
    Mais le vent les reprend et barre leur chemin
    Elles iront mourir sur les étangs demain.

    Le silence est léger et calme ; par minute
    Le vent passe au travers comme un joueur de flûte,
    Et puis tout redevient encor silencieux,
    Et l’Amour qui jouait sous la bonté des cieux

    S’en revient pour chauffer devant le feu qui flambe
    Ses mains pleines de froid et ses frileuses jambes,
    Et la vieille maison qu’il va transfigurer
    Tressaille et s’attendrit de le sentir entrer.

    Anna de Noailles 

     

     J.-Ph. Rameau «Les Indes Galantes» Forêts paisibles

     

     

     


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