Près de Copenhague Au Danemark, Vingt éoliennes offshore, Majestueuses et spectaculaires, Se dressent vers le ciel. Elles attendent la pluie Des étoiles filantes...
Maisons alignées, maisons alignées maisons alignées. Carrées, carrées, carrées. Les gens ont maintenant l'âme carrée, les idées en rang, et un angle sur le dos. Moi-même j'ai versé hier une larme, mon Dieu, carrée.
Alfonsina Storni 1892-1938
"J´ai écrit pour ne pas mourir..."
Ane Brun - Alfonsina y el Mar
"Sur la sable fin léché par la mer Cette petite empreinte qui n’apparaît plus, Il ne reste qu’un sillage de silence et de peine Jusque dans l´eau profonde. Un sentier de peines muettes Qui avance dans l’écume.
Dieu sait quelle angoisse t´accompagne, Et quelles douleurs anciennes ont appelé ta voix, Pour que, bercée, elle se réfugie Dans le chant des conques marines, La chanson que chantent au fond de la mer Les coquillages.
Tu t´en vas, Alfonsina, avec ta solitude, Quels nouveaux poèmes es-tu allée chercher, Une voix lointaine de vent et de sel A charmé ton âme et l´emporte, Et tu t´en vas là-bas, comme dans un rêve, Endormie, Alfonsina, et toute vêtue de mer.
Cinq petites sirènes t´emmèneront Par des chemins d´algues et de corail, Et des hippocampes phosphorescents Feront une ronde à tes côtés, Et tous les habitants de l´eau Joueront bientôt près de toi.
Baisse donc la lampe encore un peu, Laisse-moi, nourrice, dormir en paix; Et s´il me demande, ne dis pas que je suis là, Dis-lui qu´Alfonsina ne reviendra pas. Si c’est lui, ne lui dis jamais que je suis là, Dis-lui que je suis partie."
Chanson écrite par Ariel Ramírez et Félix Luna En hommage à Alfonsina Storni