Publié le 18 Août 2024

fragment d'une peinture de Ilmari Huitti/photo©Elfine
"Nous croyons regarder la nature et c'est la nature qui nous regarde et nous imprègne." CHRISTIAN CARRIÈRE
Handel - Water music Suite No. 2 in D Major
”La poésie rend la vie sur terre plus belle, moins éphémère, moins misérable.” Adonis
Publié le 18 Août 2024

fragment d'une peinture de Ilmari Huitti/photo©Elfine
"Nous croyons regarder la nature et c'est la nature qui nous regarde et nous imprègne." CHRISTIAN CARRIÈRE
Handel - Water music Suite No. 2 in D Major
Publié le 29 Juillet 2024



photo©Elfine
photo©Elfine
Publié le 26 Juin 2024
« Nous pensons que nous sommes tous des enfants du soleil, parce que la vie commence en venant à la lumière. Beaucoup de gens ont peur de la mort parce qu'ils pensent que nous allons dans les ténèbres. Mais nous, nous avons l'idée que nous remontons vers le soleil. »
Alejandro et Estevan GUTIÉRREZ

Publié le 22 Juin 2024


Publié le 29 Mai 2024

photo Lothar Walleh
En visite chez Joan Baez, Paul Simon feuilletait un livre d'art. La légende sous une photo disait "René et Georgette Magritte avec leur chien après la guèrre". Il s'est dit que cela ferait un excellent titre de chanson.
Puisque Magritte était un peintre surréaliste, Simon a décidé d’écrire une chanson surréaliste.
Les groupes de musique qui sont mentionnés dans les paroles sont des groupes américains de doo-wop que Paul Simon aimait personnellement à cette époque.
René et Georgette Magritte
Avec leur chien après la guèrre
Se sont retournés dans leur suite d'hôtel
Et ils ont déverrouillé la porte
Se déshabillant de manière décontractée
De leurs habits de soirée
Au clair de lune, ils dansaient
Sur Les Penguins, sur Les Moonglows
Sur Les Orioles et sur Les Five Satins
Sur la musique profonde et interdite
Qu'ils avaient attendue avec impatience
René et Georgette Magritte
Avec leur chien après la guèrre
René et Georgette Magritte
Avec leur chien après la guèrre
Se promenaient dans Christopher Street
Et ils se sont arrêtés à un magasin pour hommes
Avec tous les mannequins habillés dans le style
Qui a fait couler les larmes de leurs yeux d'immigrés
Tout comme Les Penguins, Les Moonglows
Les Orioles, Les Five Satins
Les rires coulent à flots dans l'air
René et Georgette Magritte
Avec leur chien après la guèrre
Côte à côte, ils se sont endormis
Les décennies défilent comme les Indiens,
le temps n’est pas cher
Quand ils vont se réveiller, ils découvriront
Que toutes leurs affaires personnelles
Se sont entremêlées
René et Georgette Magritte
Avec leur chien après la guèrre
Dînaient avec l'élite du pouvoir
Et ils ont jeté un coup d'œil dans le tiroir de leur chambre
Et que pensez-vous qu'ils ont caché
Dans l’armoire froide de leur cœur ?
Les Penguins, Les Moonglows
Les Orioles et Les Five Satins
Pour aujourd'hui et pour toujours comme avant
René et Georgette Magritte
Avec leur chien après la guèrre
traduction©Elfine
Publié le 14 Mai 2024
Le lendemain de l'élection présidentielle de 2016, l'auteur-compositeur-interprète Gabriel Kahane est monté à bord d'un train à Penn Station, New York, et a parcouru 8980 miles ( 14452 km ) autour de la partie continentale des États-Unis, sans téléphone ni accès à Internet, parlant à des dizaines d'inconnus pour tenter de mieux comprendre son pays et ses concitoyens. De ce voyage est né l’album ”Book of Travelers”, sorti en 2018.
Le morceau "Baltimore" se base sur la conversation de plusieurs heures que Gabriel a eue avec un jeune homme noir de Baltimore. Au cours de cette conversation, le jeune homme qui était parti dans l'Ouest pour travailler comme chef d'équipe dans un parc national, a parlé de sa vie et de la raison pour laquelle il avait besoin de rentrer à la maison.
BALTIMORE by GABRIEL KAHANE
traduction ©Elfine
J'ai reçu la nouvelle sur le téléphone satellite ;
Jason, rentre à la maison, Jason, chéri,
Je l'ai entendue sur le sol de la forêt,
Six ans de sentiers de l'arrière-pays jusqu'au lac,
Machette et serpent, machette que j'ai apprise
À agiter dans le Parc d'État d'Ols.
Roosevelt, en 1933, il avait un plan
Pour chaque jeune homme :
Donnez-lui une hache et une graine;
Donnez-lui une meute et un arbre;
Apprenez-lui à prendre soin de lui;
Donner-lui de l'air frais pour sa santé;
Envoyer de l'argent à la famille.
Retour à Baltimore,
L’épicerie du quartier,
L'indifférence, la guerre sans fin.
Et je sais ce que c'est,
Et je sais ce que c'est,
Et je n'en ai plus besoin,
Mais je dois rentrer à la maison.
Luke était le fils d'une famille aisée.
Ma famille était fauchée, mais nous sommes devenus amis,
Le parking, le champ endommagé.
J'ai commencé dans le parc juste au moment où il a été emprisonné,
Une peine de huit à dix ans pour avoir vendu à des gamins;
Ma maman travaillait à la prison du comté.
"Roosevelt's Tree Army", sous le soleil,
Le travail serait fait pendant que l'avidité des riches
Faisait saigner l'Amérique,
Les garçons plantaient des arbres, trouvant Dieu dans le terrain qu’ils dévisageaient
Une motte de gazon dans chaque main.
Pourquoi est-ce que je vous raconte ça ?
Est-ce parce que je suis nerveux à l'idée d'y retourner ?
Retour à Baltimore,
L'épicerie du quartier,
L'indifférence, la guerre sans fin.
Et je sais ce que c'est,
Et je sais ce que c'est,
Et je n'en ai plus besoin,
Mais je dois rentrer à la maison.
Luke s'est battu, je crois,
On l'a emmené à l'infirmerie plus tard dans la nuit,
Rien de bien grave, mais il est mort le lendemain matin,
Et puis, le téléphone satellite avec l'équipe
Ce qui veut dire que je n'ai pas pleuré.
Je prends le train pour prendre le temps de réfléchir,
Enceint de la perte, je me prépare à tout
Ce qu'on peut ressentir.
Je vais présenter mes respects, et puis j’irai faire un tour
Autour du quartier, et ensuite, je partirai.
Publié le 10 Mai 2024
La vie n'est qu'un fil tendu
Entre naître et n'être plus.
–Michel Fugain - Le Funambule–

Publié le 5 Mai 2024

image PixaBay
Tout est lumière, tout est joie.
L'araignée au pied diligent
Attache aux tulipes de soie
Les rondes dentelles d'argent.
La frissonnante libellule
Mire les globes de ses yeux
Dans l'étang splendide où pullule
Tout un monde mystérieux.
La rose semble, rajeunie,
S'accoupler au bouton vermeil
L'oiseau chante plein d'harmonie
Dans les rameaux pleins de soleil.
Sous les bois, où tout bruit s'émousse,
Le faon craintif joue en rêvant :
Dans les verts écrins de la mousse,
Luit le scarabée, or vivant.
La lune au jour est tiède et pâle
Comme un joyeux convalescent;
Tendre, elle ouvre ses yeux d'opale
D'où la douceur du ciel descend !
Tout vit et se pose avec grâce,
Le rayon sur le seuil ouvert,
L'ombre qui fuit sur l'eau qui passe,
Le ciel bleu sur le coteau vert !
La plaine brille, heureuse et pure;
Le bois jase ; l'herbe fleurit.
- Homme ! ne crains rien ! la nature
Sait le grand secret, et sourit.
Victor Hugo
Publié le 8 Janvier 2023

Marie-Geneviève Bouliard, Autoportrait (1792)
« L’Italie, cependant, avait operé sur la jeune fille une sorte de miracle, elle l’avait mise en lumière et, ce qu’il appréciait davantage encore, elle lui avait donné des ombres. » E. M. Forster ( Avec vue sur l'Arno )
Titre 43 : Gregg Allman : Multi-Colored Lady (1973)
Publié le 21 Août 2022

Je suis arrivé de bonne heure
pour l’attendre, pour rêver
de sa robe rouge qui laisse deviner
une grande intensité ; rare nectar,
je sens déjà son parfum
qui est à son image,
envoûtant…
Philippe Jaroussky : "Vedrò con mio diletto" (Vivaldi - Il Giustino)