Publié le 18 Mars 2022

 

 À table !

 

L´Andouillon des îles au porto musqué, de Boris Vian

"Prenez un andouillon que vous écorcherez malgré ses cris. Gardez soigneusement la peau. Lardez l'andouillon de pattes de homard émincées et revenues à toute bride dans du beurre assez chaud. Faites tomber sur glace dans une cocotte légère. Poussez le feu, et sur l'espace ainsi gagné, disposez avec goût des rondelles de ris mitonné. Lorsque l'andouillon émet un son grave, retirez prestement du feu et nappez de porto de qualité. Touillez avec une spatule de platine. Graissez un moule et rangez le au four pour qu'il ne rouille pas. Au moment de servir, faites un coulis avec un sachet de lithinés et un quart de lait frais. Garnissez avec les ris, servez et allez-vous en."

 

Au menu du weekend…

Oh, but we can allways make some pancakes, too! 

 

Jack Johnson -  Banana Pancakes

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Rédigé par Elfine

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Publié le 13 Mars 2022

 

De petits ruisseaux coulent...

 

Plongée dans mes pensées,

La tête pleine d’informations

Inquiétantes, je n’avais pas remarqué 

L´arrivée du printemps !

De petits ruisseaux coulent partout,

Le coeur de l’hiver fond déjà...

 

 

You Raise Me Up - Sophie Moser (violin) - Ella Rohwer (cello) - Katja Huhn (piano)

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Rédigé par Elfine

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Publié le 7 Mars 2022

 

La Terre Dévastée

 

 

 I. L'ENTERREMENT DES MORTS

 

     Avril est le plus cruel des mois, qui fait sortir 

Le lilas de la terre morte, mélange

Désir et souvenir, et trouble

Les racines inertes par ses pluies de printemps. 

L'hiver nous a tenu au chaud, couvrant

La terre d'une neige oublieuse, et nourrissant

Un peu de vie dans de secs tubercules.

L'été nous a surpris, débarquant au Starnbergersee

A travers une averse ; on s'est arrêté sous les portiques,

Pour continuer, l'éclaircie venue, dans le Hofgarten, 

Boire un café, et parler pendant une heure.

Bin gar keine Russin, stamm'aus Litauen, echt deutsch.

Et quand on était gosse, en visite chez l'archiduc, 

Chez mon cousin, il m'entraînait sur une luge

Et j'avais le frisson. Il disait, Marie,

Marie, tiens bon. Et on dévalait la pente.

Dans les montagnes, là on se sent libre.

Je lis, presque toute la nuit, et descends dans le sud en hiver.

 

     Quelles sont ces racines qui s'agrippent, quelles branches poussent

Dans ces gravats pierreux ? Fils de l'homme, 

Tu ne peux le dire ni le deviner, car tu ne connais

Qu'un amoncellement d'images brisées, là où le soleil frappe,

Et l'arbre mort n'offre aucun abri, la sauterelle aucun répit,

La roche sèche aucun bruit d'eau. A peine

S'il y a de l'ombre sous ce rocher rouge,

(Viens t'abriter sous l'ombre de ce rocher rouge)

Et je te montrerai quelque chose qui diffère à la fois

De ton ombre marchant au matin à grands pas derrière toi,

Et de ton ombre au soir venant à ta rencontre ;

Je te montrerai l'effroi dans une poignée de poussière 

                                Frisch weht der Wind 

                                Der Heimat zu

                                Mein Irisch Kind

                                Wo weilest du ?

«Tu m'as donné des jacinthes voilà à peine un an ;

Ils m'ont appelé la fille aux jacinthes.»

— Pourtant quand nous sommes rentrés, tard, du jardin aux jacinthes,

Toi les bras pleins et les cheveux mouillés, je ne pouvais

Pas parler, et mes yeux se voilaient, je n'étais

Ni vivant ni mort, et je ne savais rien, 

Regardant en pleine lumière, le silence.

Oed' und leer das Meer.

 

     Madame Sosostris, célèbre voyante,

A eu un mauvais rhume, et passe néanmoins

Pour la femme la plus avisée d'Europe,

Un méchant jeu de cartes en mains. Voici, dit-elle,

Votre carte, le Marin Phénicien Noyé :

(Voici des perles qui furent ses yeux. Regarde !)

Voici Belladonna, la Dame des Récifs,

La Dame des Situations. 

Voici l'Homme-aux-trois-bâtons, et voici la Roue de la Fortune,

Et voici le Marchand-Borgne, et cette carte,

Toute vide, c'est quelque chose qu'il porte sur le dos,

Qu'il m'est interdit de voir. Je ne trouve pas

Le Pendu. Gardez-vous de la mort par l'eau.

Je vois des foules de gens, qui tournent en rond.

Merci. Quand vous verrez cette chère Madame Equitone,

Dites lui de ma part que je lui porterai l'horoscope moi-même ;

Il faut être si prudent par les temps qui courent.

 

     Fantomatique City, 

Sous le brouillard ocre d'une aurore hivernale,

Une foule coulait sur London Bridge, tant et tant,

Je n'aurais pas crû que la mort en eût pourfendu tant.

Des soupirs s'exhalaient, courts et rapides,

Et chacun allait les yeux sur ses chaussures.

Ils remontaient la pente, puis dévalaient King William Street,

Jusqu'à l'endroit où Sainte-Marie Woolnoth mène sa vie carillonnante,

Avec un son sourd sur le dernier coup de neuf heures.

Là, j'aperçus quelqu'un de ma connaissance, et l'arrêtai en criant : «Stetson !

«Toi qui fus avec moi dans la flotte à Mylæ !  

«Ce cadavre que tu plantas l'an dernier dans ton jardin,

«A-t-il commencé à germer ? Fleurira-t-il cette année ?

«Ou la soudaine gelée a-t-elle troublé sa couche ?

«O retiens loin d'ici le Chien, qui est ami de l'homme,

«Ou avec ses griffes il le déterrera encore !

«Toi ! hypocrite lecteur ! — mon semblable, — mon frère !»

 

 

Extract from The Waste Land by T. S. Eliot
Traduit de l´anglais par Gyu Le Gaufey

Pour lire le poème dans son intégralité, cliquez ICI  

 

Titre 32 : Nadja Salerno-Sonnenberg, Sergio and Odair Assad : Tatras (de Sergio Assad)

 

 

 

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Rédigé par Elfine

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Publié le 5 Mars 2022

 

Nos racines ne sont pas dans notre enfance...

 Winslow Homer -  Snap the Whip (a fragment)
 

Nos racines ne sont pas dans notre enfance,
dans le sol natal, dans un lopin de terre,
dans la prairie enclose
où jouent les enfants de la maternelle.
Nos racines sont en chaque lieu
que nous avons un jour traversé.

Ainsi, comme le gratteron, croissons-nous
en nous agrippant ici et là.
Et ces chemins qui serpentent sans fin,
et ces forêts bleuissant dans le lointain
— sans parler des montagnes de nos rêves —,
les lieux étrangers et les noms étrangers,
deviennent nôtres et de nouveau étrangers.

Ils ne nous quittent pas pour de bon.
Soudain la canne du marcheur reverdit,
et prend racine, et refleurit.

 

Karl RISTIKIVI, extrait du recueil Le chemin de l’homme, traduit de l'estonien par Jean Pascal Ollivry

 

 

Jethro Tull - Bourée

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Publié le 28 Février 2022

 

Slava Ukraini!

 

 

Piirpauke - Serenadi (Ständchen - Serenade)

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Publié le 9 Décembre 2021

 

 

« Si je pouvais vous dire ce que cela signifiait, il ne servirait à rien de le danser. »

Isadora Duncan

 

 

La Fée Dragée danse

 

 

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Publié le 28 Novembre 2021

 

La nuit ne restera pas

  

La nuit ne restera jamais,
La nuit passera toujours,
Bien qu'avec un million d'étoiles
Tu l'épingles au ciel ;
Bien que tu la lies avec
Le souffle du vent
Et l'attaches avec la lune,
La nuit s’en ira
Comme le chagrin ou un air.
ELEANOR FARJEON
traduction©Elfine
 
 
 

Tapio Rautavaara - Pohjolan yö

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Publié le 19 Novembre 2021

 

 

 


Marie qui roule n’amasse pas mousse…
 

 

 

Lia Ices - Grown Unknown

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Publié le 1 Novembre 2021

 

Dans les jardins de Tivoli

photo©Elfine

À la fin du XIXe siècle, le diplomate danois Georg Carstensen a convaincu le roi Christian VIII de construire un parc d'attractions à Copenhague afin que les gens puissent s'amuser et ne pas penser aux problèmes politiques qui accablaient la couronne. Depuis sa construction en 1843, les jardins de Tivoli sont devenus l'un des lieux favoris des Danois, car ils allient leur essence originale aux attractions les plus modernes.

 

Dans les jardins de Tivoli

photo©Elfine

L'entrée principale du Tivoli est restée intacte depuis sa      construction. Halloween à Tivoli transforme ce charmant royaume de contes de fées en un monde effrayant de tours, de friandises et de décorations d'ambiance !  

 

 

A SILLY POEM

Said Hamlet to Ophelia,
I'll draw a sketch of thee,
What kind of pencil shall I use?
2B or not 2B?
 
-Spike Mlligan-

 

 

Dave Brubeck Quartet - Wonderful Copenhagen

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Rédigé par Elfine

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Publié le 23 Octobre 2021


                                                                                                                  photo©Elfine

 


Le lac Pielinen est un lac finlandais situé dans la région de Carélie du Nord de la province de Finlande-Orientale. Sur sa rive ouest, le site grandiose de Koli étale ses majestueuses collines.

 

 

 

Polyteknikkojen kuoro - Nälkämaan laulu

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Rédigé par Elfine

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