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    « Pour l’habitant de Paris, New York ou Londres, la mort est ce mot qu’on ne prononce jamais parce qu’il brûle les lèvres. Le Mexicain, en revanche, la fréquente, la raille, la brave, dort avec, la fête, c’est l’un de ses amusements favoris et son amour le plus fidèle ». Octavio Paz, Le labyrinthe de la solitude.

     

     

    Día de los Muertos

     

     

     

     Coco est un dessin animé inspiré de la culture et des traditions mexicaines

     

    Día de los Muertos

     


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    Dis-moi, dis, souriante enfant

      Hoier, V. (fl.1870-80)

    Dis-moi, dis, souriante enfant,
    Qu’est-ce, pour toi, que le passé ?
    « Un soir d’automne, doux et clément,
    Où le vent soupire, endeuillé. »

    Qu’est-ce, pour toi, que le présent ?
    Un rameau vert chargé de fleurs
    Où l’oiselet bande ses forces
    Pour s’envoler dans les hauteurs. »

    Et l’avenir, enfant bénie ?
    « La mer sous un soleil sans voiles,
    La mer puissante, éblouissante
    Qui, là-bas, rejoint l’infini. »

    EMILY BRONTË traduction Pierre Leyris

     

     

    Ingrid St-Pierre - Collée sur tes papilles

     

     

     


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    Jan van Huysum 

    «Les chansons portaient des charges affectives qui nous attachent à elles pour toujours, plus qu'un roman, plus qu'un film, en une poignée de secondes elles se dévident à nos mémoires. Elles restituent à l'instant des morceaux de temps dont on fut un jour le prisonnier, le héros, pour nous faire voyager dans les couloirs de nos vies et reproduire la photographie sentimentale de qui on était, où et avec qui on se trouvait, à un moment donné de notre histoire.»


    La compagnie des femmes - Yves Simon

     

     Barbra Streisand - The Way We Were

     

     


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    Nicolaes van Verendael

     

    Je pouvais toujours compter sur toi pour me donner
    un coup de main ; qu´il s´agisse de mes clés
    oubliées à la maison ou d´un pneu crevé
    de ma voiture ( que tu t´es précipité à changer
    au plein milieu d´une match de foot à la télé ).

    Je t´écoutais quand ça n´allait pas pour toi.
    En se souriant on se souhaitait bon week-end.
    Nous étions voisins depuis 10 ans ;
    le printemps dernier, tu as déménagé.

    J´aurais pu me passer de ce coup de fil
    m´annonçant que tu n´es plus de ce monde.
    Perdre un ami, c'est perdre une partie de soi.

     

    ©Elfine2020

     

     

     


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    L´Automne

     Jan van Huysum

     

    Voici venu le froid radieux de septembre :
    Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
    Mais la maison a l’air sévère, ce matin,
    Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.

    Comme toutes les voix de l’été se sont tues !
    Pourquoi ne met-on pas de mantes aux statues ?
    Tout est transi, tout tremble et tout a peur ; je crois
    Que la bise grelotte et que l’eau même a froid.

    Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
    Elles voudraient aller où les oiseaux s’envolent,
    Mais le vent les reprend et barre leur chemin
    Elles iront mourir sur les étangs demain.

    Le silence est léger et calme ; par minute
    Le vent passe au travers comme un joueur de flûte,
    Et puis tout redevient encor silencieux,
    Et l’Amour qui jouait sous la bonté des cieux

    S’en revient pour chauffer devant le feu qui flambe
    Ses mains pleines de froid et ses frileuses jambes,
    Et la vieille maison qu’il va transfigurer
    Tressaille et s’attendrit de le sentir entrer.

    Anna de Noailles 

     

     J.-Ph. Rameau «Les Indes Galantes» Forêts paisibles

     

     

     


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